Réussissez vos objectifs avec drop

Il est très important que vous preniez conscience de la théorie de la réalisation du fantasme et que vous compreniez que positiver ne vous fera pas forcément atteindre vos buts. Prêt pour poser un nouvel outil, le DROP, dans votre boîte ?



Apprenez à utiliser la méthode DROP

Je ne me fais pas que des ami(e)s en affirmant que bien définir un objectif n’assure pas forcément sa réalisation. Comme le but de mon accompagnement est de vous aider dans votre vie, laissons tomber celles et ceux qui ne me veulent pas comme “pote” et avançons !

Que vous utilisiez le modèle SMART ou une clarification de vos objectifs grâce au dessin ou tout autre méthode, le but est de les atteindre ! Et c’est là que le bât blesse ! De nombreuses personnes n’arrivent pas à concrétiser leurs objectifs car il y a différents aspects qui sont mis de côté. À vouloir aller trop vite et en bâclant les processus on n’atteint rien, on stagne, on recule, on se démotive…

Entre ce que vous aurez écrit noir sur blanc et le passage à l’action il y a un monde. Un simple pas par moment ou le franchissement d’un canyon pour d’autres objectifs.

Noter ces objectifs avec la bonne méthode de clarification est la base. Ensuite il faut donc les concrétiser avec un premier pas, puis un deuxième qui sera suivi d’un troisième… Pourtant, entre manque de motivation, objectif de l’ego et attente fantaisiste, atteindre son but n’est pas chose aisée.

Tout d’abord faisons le point sur ce qui cloche dans l’atteinte de vos objectifs !

Réussissez vos objectifs avec drop

Attente/performance

Bandura avait mis en évidence le décalage possible entre vos attentes et les performances que vous pensez réaliser. Ainsi nous pensons aux performances sportives ou celles durant un apprentissage ou encore celles présentes dans le cadre de votre travail.

Tant que les performances sont en accord avec les attentes vous continuez à avancer. Si ce n’est plus le cas, alors c’est le début du petit vélo dans la tête. Ce moment est critique car il risque de vous faire perdre espoir, foi en vous et il y a de grandes chances que vous baissiez les bras.

Objectif de l’ego

C’est un objectif qui va vous flatter mais que vous n’atteindrez certainement jamais ! Il est en quelque sorte juste dans votre tête pour vous faire du bien, vous rassurer, montrer une bonne partie de vous-même. Par exemple : vous annoncer fièrement à votre entourage que vous allez écrire plusieurs livres qui vont concurrencer ceux d’Harry Potter. Bien sûr que c’est possible… mais il y a de grandes chances que ce ne soit pas le cas.

Quand on vous demandera ce que vous faites ces temps-ci vous pourrez vous vanter de votre projet. On vous félicitera pour cette idée, ces bouquins en devenir, que l’on aura hâte de le lire… Alors qu’en réalité vous n’aurez même pas encore décrit les personnages, que votre scénario sera inexistant. Je force un peu le trait pour que vous compreniez qu’un objectif de l’ego “vous fait croire que…”.

Quelques temps plus tard, alors que vous aurez laissé tomber votre bestseller, vous pourrez vous rassurer auprès de vos proches : “Ce n’était pas le moment, je suis trop en avance sur mon temps, je n’aurais pas trouvé d’éditeur, je manquais de temps…”.

Cet objectif de l’ego est souvent présent dans le monde du sport.

Réussissez vos objectifs avec drop

Motivation fluctuante

Satanée motivation ! Celle qui vous booste durant quelques heures en pensant à ce que vous aimeriez réaliser et qui peut disparaitre du jour au lendemain en vous plantant là.

Si vous voulez savoir où en est votre motivation, pensez à la satisfaction que vous ressentirez lorsque vous aurez atteint votre but. Si vous ne voyez pas de satisfaction, si vous ne ressentez pas grand-chose, alors votre motivation a peu de chance de se maintenir en l’état durant toutes les étapes de votre objectif.

Il y a donc l’objectif : ce que vous souhaitez réaliser. Et il y a l’effet : ce que vous ressentirez en ayant atteint votre but, ce que cela vous apportera.

Pour connaitre votre motivation, posez-vous cette question : en quoi est-ce important que j’atteigne ce but ? Votre réponse vous renseignera grandement sur la qualité de votre motivation.

Une personne motivée à une envie folle d’entreprendre, de se lancer dans l’aventure, elle trépigne d’impatience, elle focalise sur ses objectifs, elle y pense tout le temps, elle est un peu obsédée par la réussite de son projet…

Le manque de sentiment d’efficacité personnelle

C’est être convaincu que malgré votre niveau d’études, votre rang social, vos compétences acquises, vous réussirez ! C’est plus fort que vous, vous savez que l’impossible va devenir possible, que quoi qu’il arrive vous atteindrez votre cible. Lorsque l’on ressent si fortement cette sensation en soi rien ne peut vous arrêter, vous êtes motivé à 200% et vous trouvez tous les moyens nécessaires pour arriver à votre but.

Au contraire, ce manque de SEP peut être un frein à vos réussites. Vous n’êtes pas convaincu d’y arriver, vous ne croyez plus vraiment en vous, untel vous a dit que ce n’est pas pour vous et vous pensez qu’il y a raison etc.

Le fantasme trop positif

Vous vous plongez dans des rêves qui embellissent grandement votre avenir. Ces rêvasseries ne déclenchent pas forcément un passage à l’action. C’est sympa, c’est bon pour le moral mais ce ne sont pas des objectifs réalistes et réalisables.

Plus vous fantasmer, moins vous faites d’effort et donc vous ne créez pas ces projets. La théorie de la réalisation du fantasme (le contraste mental) nous apporte des solutions pour que la pensée trop positive soit remise à niveau en étant conscient de la réalité. Il vaut mieux être pragmatique dans vos objectifs que trop rêveur, voire trop positif. Dans ce dernier cas cela peu souvent un frein. Bien sûr il vaut mieux avoir un esprit positif et créatif que négatif et aride pour avancer.

Utilisez le modèle DROP (WOOP en anglais) pour réussir vos projets

Pour bien clarifier vos buts pensez à être réaliste en confrontant vos rêves à ce qui est vraiment possible.

Faites des obstacles des tremplins

D comme Désir : clarifier ce que vous voulez réellement

La première étape paraît évidente. Pourtant, elle est souvent floue.

Beaucoup de personnes formulent des objectifs socialement valorisés mais intérieurement peu alignés : perdre du poids, changer de poste, écrire un livre, courir un marathon.

Je vous pose la question suivante : est-ce votre désir ou celui de votre environnement ?

Un désir authentique mobilise votre énergie. Un désir emprunté crée une tension.

À retenir : un objectif mal aligné génère de la procrastination déguisée.

Questions clés à vous poser :

  • Pourquoi cet objectif est-il important pour moi maintenant ?

  • Que changera-t-il concrètement dans ma vie ?

  • Si personne ne me voyait réussir, voudrais-je toujours le poursuivre ?

Cette clarification est déterminante. Sans elle, vous construisez un plan sur un sol instable.

R comme Résultat : visualiser sans se mentir

La deuxième étape consiste à imaginer le résultat atteint. Mais attention. Il ne s’agit pas d’un fantasme euphorique. Il s’agit d’une projection réaliste.

La recherche montre que la visualisation efficace combine deux dimensions : la projection positive et la conscience des efforts nécessaires.

Je vous invite à décrire :

  • Ce que vous verrez

  • Ce que vous ressentirez

  • Ce que vous aurez dû surmonter

Cette étape nourrit la motivation, mais elle prépare aussi le cerveau à la difficulté.

Checklist rapide :

  • Ai-je décrit le résultat avec précision ?

  • Ai-je identifié les bénéfices réels ?

  • Ai-je intégré les contraintes dans ma visualisation ?

Sans cette lucidité, votre cerveau reste dans l’illusion. Or l’action exige de la clarté.

O comme Obstacles : la clé stratégique que la plupart ignorent

Voici le cœur de la méthode.

Les obstacles ne sont pas extérieurs. Ils sont internes.

Ce ne sont pas les circonstances qui vous bloquent en premier lieu. Ce sont vos pensées automatiques, vos doutes, vos habitudes, vos mécanismes de protection.

Exemples fréquents que j’observe en accompagnement :

  • « Je commencerai quand j’aurai plus de temps. »

  • « Si je rate, je perds en crédibilité. »

  • « Je dois être sûr de réussir avant de m’engager. »

Ces pensées ne sont pas anodines. Elles activent des stratégies d’évitement.

Selon les données issues des recherches sur la procrastination, environ 20 % des adultes présentent une procrastination chronique. Ce chiffre monte à plus de 50 % chez les étudiants. Le point commun n’est pas la paresse. C’est la régulation émotionnelle.

En une phrase : vous évitez une tâche parce qu’elle active une émotion inconfortable.

L’étape O vous demande d’identifier précisément :

  • Quelle peur surgira ?

  • Quelle excuse reviendra ?

  • Quel comportement d’évitement apparaîtra ?

C’est un travail d’honnêteté.

Mais c’est aussi un travail de puissance.

P comme Plan : transformer l’intention en stratégie comportementale

Le Plan n’est pas un vague engagement. Il repose sur une formulation précise :

Si X se produit, alors je ferai Y.

Exemples :

  • Si je ressens l’envie de reporter, alors je travaille 10 minutes seulement.

  • Si je doute de ma capacité, alors je relis mes réussites passées.

  • Si je me disperse, alors je coupe les notifications pendant 30 minutes.

Ces plans conditionnels sont scientifiquement validés. Ils automatisent la réponse.

Le cerveau adore l’automatisation. Plus votre plan est précis, moins vous consommez d’énergie décisionnelle.

Pourquoi la méthode DROP fonctionne réellement

Elle fonctionne parce qu’elle respecte trois principes psychologiques majeurs :

  1. Le contraste mental renforce l’engagement.

  2. Les intentions de mise en œuvre augmentent la probabilité d’action.

  3. La clarification des obstacles réduit l’auto-sabotage.

De plus, elle restaure votre sentiment d’efficacité personnelle. Vous cessez de vous percevoir comme « manquant de discipline ». Vous comprenez vos mécanismes. Vous les anticipez.

Et surtout, vous reprenez la main.

Plan d’action en 10 minutes :

  1. Écrivez votre objectif.

  2. Notez trois obstacles internes probables.

  3. Associez à chacun une réponse comportementale précise.

  4. Engagez-vous sur la première micro-action dès aujourd’hui.

Comment j’utilise DROP en accompagnement

Dans ma pratique de coach anti-procrastination, je ne me contente pas d’expliquer la méthode. Je la fais vivre.

Nous travaillons sur :

  • La clarification des désirs profonds.

  • L’identification des croyances limitantes.

  • La reformulation stratégique des obstacles.

  • La construction de plans personnalisés.

Je constate régulièrement une transformation rapide : lorsque la personne comprend ses propres mécanismes, elle cesse de se juger. Elle agit avec davantage de justesse.

Ce n’est pas spectaculaire. C’est structuré. Et c’est durable.

Les erreurs fréquentes dans l’utilisation de DROP

  1. Rester superficiel sur les obstacles.

  2. Écrire des plans trop vagues.

  3. Multiplier les objectifs simultanément.

  4. Confondre désir personnel et pression sociale.

La rigueur est votre alliée.

Synthèse opérationnelle

En une phrase : réussir vos objectifs ne dépend pas de votre motivation mais de votre capacité à anticiper vos propres résistances.

À retenir :

  • Clarifiez votre désir.

  • Visualisez le résultat avec lucidité.

  • Identifiez vos obstacles internes.

  • Formalisez des plans conditionnels précis.

La méthode DROP ne vous promet pas une vie sans difficulté. Elle vous donne une structure pour traverser ces difficultés sans abandonner.

De l’intention à la cohérence

Vous avez probablement déjà tout ce qu’il faut pour réussir vos objectifs. Ce qui vous manque parfois, c’est une architecture mentale robuste.

DROP vous offre cette architecture.

Ce n’est pas une formule magique. C’est une discipline stratégique.

Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à appliquer la méthode sur un objectif concret cette semaine. Et si vous ressentez le besoin d’un cadre plus structuré, d’un regard extérieur, d’un accompagnement exigeant et bienveillant, alors nous pouvons travailler ensemble.

Parce qu’au fond, la question n’est pas : « Ai-je assez de volonté ? »

La question est : « Ai-je un système qui me soutient lorsque ma volonté vacille ? »

DROP est ce système.


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