Il m’arrive souvent d’entendre des personnes dire qu’elles manquent de motivation. Elles ont pourtant réfléchi à ce qu’elles veulent, elles savent parfois même très bien ce qu’elles devraient faire, et malgré cela, quelque chose ne se met pas en place. L’action tarde, ou bien elle démarre puis s’épuise, ou encore elle se disperse dans plusieurs directions sans produire d’effet réel. Ce constat revient régulièrement, que ce soit dans des contextes professionnels, personnels ou sportifs, comme ici en Valais, où j’accompagne des personnes à Sierre et dans différents cantons de Suisse.
Avec le temps, j’ai cessé de considérer ces situations comme des problèmes de volonté. Ce que j’observe, en réalité, c’est un déséquilibre plus subtil, qui concerne la manière même dont une personne entre en action et s’y maintient. C’est ce rapport à l’action, souvent invisible, qui conditionne la suite, bien au-delà des techniques de coaching ou des outils habituellement proposés.
Comprendre ce qui empêche de retrouver un rapport juste à l’action
Lorsque l’on cherche à retrouver un rapport juste à l’action, la tentation est grande de se concentrer immédiatement sur les résultats ou sur les comportements visibles. Pourtant, dans mon travail de coach, que ce soit en accompagnement individuel ou en formation, je constate que les difficultés ne viennent pas en premier lieu d’un manque de capacité, ni même d’un manque de discipline, mais d’une forme de désajustement plus profond. Certaines personnes accumulent les réflexions sans jamais franchir le pas, d’autres agissent de manière répétée mais sans direction claire, tandis que d’autres encore alternent entre des phases d’engagement intense et des périodes de blocage.
Dans ces situations, l’énergie est bien présente, mais elle ne trouve pas de trajectoire stable. Elle se disperse, se fatigue, ou se heurte à des résistances qui ne sont pas toujours identifiées. Chercher à “faire plus” dans ces conditions revient souvent à renforcer le problème. Ce qui manque, ce n’est pas l’effort, mais un ajustement plus fin, plus précis, dans la manière d’aborder l’action, ce que le coaching permet d’explorer en profondeur lorsqu’il est utilisé comme un espace de réflexion et non comme une simple boîte à outils.
Mon approche de coach : retrouver un rapport juste à l’action
Je ne travaille pas à augmenter la motivation, ni à pousser à agir davantage. Mon travail de coach, ici à Sierre, en Valais, et plus largement en Suisse romande, consiste à accompagner les personnes pour qu’elles retrouvent un rapport juste à l’action, c’est-à-dire une manière d’agir qui soit à la fois claire, cohérente et tenable dans le temps. Cette approche demande de ralentir légèrement, d’observer, de comprendre, et surtout d’accepter que l’action ne se résume pas à un passage immédiat à l’exécution.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce que la personne fait, mais la manière dont elle s’y prend, la qualité de son engagement, la cohérence entre ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent et ce qu’elle met en œuvre. C’est dans cet espace que se produisent les ajustements les plus durables, même s’ils sont parfois discrets au départ. Le coaching, dans cette perspective, devient un lieu d’ajustement et non un espace de performance.

La méthode ACCES pour retrouver un rapport juste à l’action
Au fil des années, j’ai structuré mon travail autour de cinq mouvements que je retrouve dans la majorité des situations. Je les regroupe dorénavant sous le terme de méthode ACCES, non pas comme un modèle rigide, mais comme un fil conducteur qui permet de donner de la cohérence à l’accompagnement. ACCES correspond aux cinq dimensions que nous explorons ensemble : Clarifier, Ajuster, Connecter, Engager et Soutenir.
Le premier mouvement, le premier C, consiste à clarifier, c’est-à-dire à revenir à ce qui compte réellement pour la personne, au-delà des injonctions, des attentes extérieures ou des automatismes. Cette clarification ne relève pas uniquement d’un travail sur les objectifs, mais d’une mise en lumière de ce qui fait sens et mérite un engagement.
Vient ensuite l’ajustement. Derrière le A de ACCES, il y a l’idée qu’un blocage n’est pas une erreur à corriger rapidement, mais un signal à comprendre. Il peut s’agir d’une fatigue, d’une peur, d’une incohérence ou d’un excès de pression. Ajuster, dans ce contexte, consiste à déplacer légèrement les choses pour retrouver une forme de justesse, plutôt que d’ajouter de l’effort.
Le C renvoie à connecter. Il est fréquent qu’une personne pense une chose, en ressente une autre, et agisse encore autrement. Ce décalage crée une tension qui freine le passage à l’action. Relier ces dimensions permet de retrouver une cohérence intérieure et, progressivement, un mouvement plus naturel.
Le E correspond à engager. Il ne s’agit pas de se lancer de manière spectaculaire, mais d’initier une action suffisamment simple et juste pour être réalisée. Une action qui n’épuise pas, qui ne met pas en tension excessive, et qui peut être répétée. C’est souvent dans cette simplicité que l’action devient stable.
Enfin, le S correspond à soutenir. Beaucoup de personnes parviennent à démarrer, mais peinent à tenir dans le temps. Soutenir le mouvement demande une capacité à ajuster en continu, à réguler sans se brusquer, et à maintenir une forme de constance sans rigidité.
Ce que change le fait de retrouver un rapport juste à l’action
Lorsque ce travail s’installe, quelque chose évolue en profondeur dans la manière d’agir. La personne ne cherche plus à en faire davantage, mais à agir de manière plus ajustée. La clarté augmente, la dispersion diminue, et l’engagement devient plus stable. Les actions s’inscrivent dans la durée sans nécessiter une pression constante, ce qui constitue l’un des apports les plus concrets du coaching lorsqu’il est mené dans cette direction.
Ce changement est rarement spectaculaire au départ. Il est souvent progressif, presque discret. Pourtant, avec le temps, il modifie profondément la trajectoire, car il transforme la relation à l’action elle-même.
Une approche qui dépasse le cadre du coaching
Ce travail ne s’arrête pas aux séances. Il traverse également ma manière de vivre et de comprendre l’engagement. Dans l’ultramarathon, par exemple, l’excès est rarement soutenable. Ce qui permet d’aller loin, ce n’est pas la force brute, mais la capacité à s’ajuster en permanence. Cette logique se retrouve aussi dans les moments de repos, dans les plaisirs simples, dans l’attention portée aux équilibres.
Je ne cherche pas à opposer effort et détente, ni discipline et plaisir. Ce qui m’intéresse, c’est la manière dont une personne peut avancer sans se perdre, en respectant ce qui compte pour elle, que ce soit dans sa vie professionnelle, personnelle ou dans ses projets.
En résumé
- Retrouver un rapport juste à l’action ne consiste pas à en faire davantage, ni à se motiver plus fortement. Il s’agit plutôt de comprendre comment on agit, dans quelles conditions, et avec quel niveau de cohérence intérieure. Lorsque ce rapport est désajusté, l’énergie se disperse, les efforts deviennent irréguliers, et l’engagement finit par s’éroder, même chez des personnes compétentes et impliquées.
- Le travail consiste alors à revenir à des éléments plus fondamentaux : clarifier ce qui compte réellement, ajuster ce qui freine, relier les différentes dimensions de l’expérience (pensées, émotions, actions), engager un mouvement réaliste et soutenable, puis apprendre à le maintenir dans le temps. Cette approche, structurée autour de la méthode ACCES, ne cherche pas à produire un changement rapide, mais à installer une manière d’agir plus stable, plus cohérente et plus durable.
- Avec le temps, ce n’est pas seulement le comportement qui évolue, mais la relation à l’action elle-même. Et c’est souvent là que les transformations les plus solides prennent racine.
Et maintenant
Si, en vous lisant, vous reconnaissez certaines de ces situations, il n’est pas nécessaire d’attendre que les choses se débloquent seules ou de chercher une solution supplémentaire à ajouter à celles que vous avez déjà essayées.
Prendre un temps pour observer votre manière d’agir, pour comprendre ce qui se joue réellement, et pour ajuster avec précision peut suffire à relancer un mouvement plus juste.
C’est exactement ce que je propose dans mes accompagnements, que ce soit en coaching, en préparation mentale ou en hypnose, à Sierre, en Valais, ou à distance en Suisse.
Si cette approche vous parle, vous pouvez simplement prendre contact avec moi. Nous verrons ensemble, de manière concrète, si ce travail correspond à votre situation et à ce que vous souhaitez faire évoluer.






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