Il y a des phrases qui dérangent, parce qu’elles bousculent des idées simples, rassurantes, mais fausses. Dire qu’il n’y a pas de paresseux en fait partie. Pendant longtemps, la paresse a servi d’explication facile. Vous ne faites pas ce que vous avez à faire ? C’est que vous êtes paresseux. Vous repoussez ? Donc, vous manquez de volonté. Vous hésitez ? Alors vous n’êtes pas assez motivé. C’est facile, aisé, presque confortable. Et pourtant, ce n’est pas juste.

La procrastination, ce comportement qui nous pousse à remettre à plus tard ce que nous devrions faire aujourd’hui, touche un grand nombre d’entre nous.
Les points essentiels de la procrastination
1. Histoire familiale et croyances
- Valeurs et croyances des proches : Notre entourage familial et social influence notre tendance à procrastiner. Les croyances transmises par nos proches peuvent renforcer ou inhiber notre propension à agir.
- Vécu : Notre passé, y compris la période de l’adolescence et les expériences vécues pendant les études, joue un rôle dans notre relation à la procrastination. Le manque de reconnaissance peut également contribuer à ce comportement.
2. Les peurs
- Peur du succès : La réussite peut susciter des appréhensions. La peur de l’inconnu et des responsabilités qui accompagnent le succès peut nous pousser à procrastiner.
- Peur de l’échec : La crainte de ne pas être à la hauteur ou de décevoir peut nous paralyser et nous empêcher d’agir.
- Crainte de perdre son autonomie : Prendre des décisions et agir peut sembler menacer notre indépendance.
- Redouter la séparation : La procrastination peut être liée à la peur de perdre des liens sociaux ou de se retrouver seul.
- Inquiétude face au changement : L’incertitude liée aux transitions peut nous conduire à procrastiner.
3. Autres déclencheurs
- L’anxiété : L’anxiété excessive peut nous empêcher de passer à l’action.
- Manque de confiance en soi et/ou d’estime de soi : Le doute en nos capacités peut nous freiner.
- Démotivation : Lorsque la motivation est faible, la procrastination s’installe.
- Absence de sens : Si nous ne voyons pas l’utilité d’une tâche, nous avons tendance à la repousser.
- Évaluation du temps : Nous sous-estimons souvent le temps nécessaire pour accomplir une tâche.
- L’Ennui : Il peut lui aussi nous conduire à procrastiner.
- La fatigue : Le manque de sommeil, la surcharge mentale ou physique peuvent favoriser la procrastination.
- L’alimentation et l’activité physique : Une alimentation déséquilibrée ou un manque d’exercice peuvent influencer notre comportement.
- Soucis de concentration : Notamment chez les personnes diagnostiquées TDAH.
- Manque de connaissances et de compétences : Lorsque nous ne savons pas comment faire, nous procrastinons.
- Self-control et discipline : La procrastination est souvent liée à un manque de maîtrise de soi.
- Absence d’automatismes : Cette absence de rituels ou de routines peut nous rendre moins efficaces.
- Désorganisation : Ne pas savoir prioriser les tâches nous conduit à procrastiner.
4. Conséquences de la procrastination
- Retard dans la gestion administrative.
- Perte de clientèle.
- Dérive professionnelle.
- Renvoi de travail.
- Perte de confiance de la part des clients, proches, collègues et du conjoint.
- Problèmes financiers.
- Anxiété, lassitude et stress élevé.
- Perte de confiance en soi et en ses capacités.
- Objectifs non atteints, même ceux qui nous tiennent à cœur.
- Renforcement du syndrome de l’imposteur.
- Projets avortés.
En comprenant ces éléments, vous êtes mieux outillé pour lutter contre la procrastination et mener une vie plus épanouissante.
