Je pourrais commencer par vous dire que je suis coach depuis 2008, hypnothérapeute, préparateur mental, formateur d’adultes, spécialiste de la procrastination, animateur d’ateliers et auteur. Tout cela est vrai, bien sûr, mais cela ne dit finalement pas grand-chose de la personne avec laquelle vous pourriez avoir envie de travailler, n’est-ce pas ?
Alors autant commencer autrement avec un peu plus de Moi.
J’aime rire, les jeux de mots parfois excellents et parfois beaucoup moins défendables, le café, la course à pied, les chiens, les animaux, les longues discussions sur la psychologie, l’hypnose, les comportements humains, les contradictions qui nous traversent. J’aime les pâtes, les vins valaisans, ceux de Toscane et du Priorat, la région de Tarragone, les discussions profondes, la présence féminine, les moments de silence, ma fille et cette solitude que j’assume pleinement parce qu’elle me permet de refaire le plein d’énergie.
J’aime les gens, mais j’ai aussi besoin de m’en éloigner régulièrement. La figure de l’Ermite dans le tarot de Marseille me ressemble assez bien. Non pas parce que j’aurais envie de vivre dans une grotte en évitant tout contact humain, ce qui compliquerait légèrement mon métier, mais parce que j’ai besoin de retrait, d’intériorité, d’espace. J’aime revenir à moi pour pouvoir ensuite revenir aux autres.
Un parcours fait de voix, d’écoute et de mouvement
Avant le coaching, il y a eu la radio. 24 ans dans les médias, comme technicien, animateur, responsable, formateur et coach. La radio m’a appris énormément de choses, bien au-delà de la technique ou de l’antenne. Elle m’a appris à écouter une voix, un silence, une hésitation, un rythme. Elle m’a appris à repérer ce qui se dit, mais aussi ce qui reste derrière les mots.
Elle m’a également appris quelque chose de très concret : à un moment, il faut y aller. En direct, on ne peut pas annoncer que l’on se sentira plus prêt demain. Le voyant rouge s’allume et il faut parler. Avec le recul, je trouve assez amusant d’avoir travaillé si longtemps dans un univers où l’on ne peut pas procrastiner avant de devenir, quelques années plus tard, spécialiste de la procrastination.
Le coaching a progressivement pris une place importante dans ma vie à partir de 2008. J’ai continué à me former, à expérimenter, à observer, à accompagner. Hypnose ericksonienne, hypnose conversationnelle, PNL, préparation mentale, formation d’adultes : ces disciplines ne se sont jamais empilées dans mon parcours comme une collection de certifications. Elles se sont plutôt répondues.
Toutes m’ont ramené à la même question : que se passe-t-il lorsqu’une personne veut avancer mais qu’une partie d’elle semble retenir le mouvement ?
La procrastination n’est pas qu’une affaire d’agenda
Depuis 2017, je travaille particulièrement sur la procrastination. Le sujet est souvent réduit à l’organisation, à la motivation ou à la gestion du temps. C’est parfois pertinent, mais souvent insuffisant.
On peut savoir exactement ce qu’il faudrait faire et continuer à ne pas le faire. On peut avoir une liste claire, les outils nécessaires, du temps disponible, et pourtant reporter encore. C’est là que les choses deviennent intéressantes.
Derrière une tâche repoussée, je retrouve souvent la peur de se tromper, de décevoir, d’échouer, d’être jugé, de réussir, de perdre quelque chose ou de quitter une identité devenue familière. Nous pouvons souhaiter profondément un changement tout en protégeant, parfois inconsciemment, ce qui nous empêche de l’engager.
C’est pour cette raison que je parle aujourd’hui d’entraînement à l’action. Je viens du sport, alors cette métaphore me convient bien. On ne développe pas sa force en parlant des haltères. On ne développe pas son endurance en étudiant seulement un plan d’entraînement. Et on ne développe pas sa capacité à agir en réfléchissant indéfiniment à l’action.
Il arrive un moment où la réflexion a besoin d’être confrontée au réel. C’est dans l’expérience, dans ce qui est tenté, ajusté, parfois raté puis repris autrement, que quelque chose commence réellement à changer. Le coaching prend alors tout son sens : non pas parce qu’il fournit une solution toute faite, mais parce qu’il permet de travailler à partir de ce qui se passe vraiment lorsqu’on se met en mouvement.

Ce qui m’intéresse dans une séance
Je pourrais vous parler de méthodes, de protocoles et d’outils. J’en utilise, évidemment. Pourtant, les moments qui comptent le plus pour moi sont rarement les plus démonstratifs.
Ce sont parfois des larmes qui apparaissent dans les yeux. Un silence inhabituel. Un sourire. Quelques secondes pendant lesquelles la personne semble presque arrêtée parce qu’elle vient de comprendre quelque chose différemment.
Je ne cherche pas l’émotion pour l’émotion. Je ne cherche pas davantage à provoquer des révélations spectaculaires. Je cherche plutôt ce moment de justesse où une idée, une perception ou une histoire intérieure bouge suffisamment pour permettre autre chose.
L’hypnose influence beaucoup cette manière de travailler. J’aime jouer avec les mots, les significations, les associations, les paradoxes. J’aime retourner une situation et observer ce qui se passe lorsqu’on cesse de regarder un problème depuis le même endroit.
Certaines phrases deviennent, avec le temps, presque des identités : « Je suis comme ça », « Je n’ai jamais réussi », « Je manque de confiance », « Ce n’est pas pour moi ». À force de les répéter, nous finissons parfois par oublier qu’elles ne sont peut-être qu’une interprétation parmi d’autres. L’hypnose adore ce genre de certitudes et par ricochets, moi aussi.
Une certaine confiance dans l’être humain
Avec les années, ma vision de l’être humain s’est affinée. Je nous crois beaucoup plus solides que nous ne l’imaginons. Nous sommes des rocs, oui, mais des rocs traversés de fragilités, de fissures, de désirs, de contradictions, et c’est précisément ce qui nous rend intéressants.
Je me méfie des visions trop propres du développement personnel. L’idée d’un individu parfaitement aligné, serein, performant, motivé et cohérent en permanence me semble assez éloignée de la réalité humaine.
Nous voulons la sécurité et la liberté. Nous voulons parfois être vus et disparaître en même temps. Nous pouvons être très courageux dans un domaine et totalement vulnérables dans un autre. Nous pouvons vouloir changer tout en regrettant déjà ce que ce changement pourrait nous faire perdre.
Le plaisir tient également une grande place dans ma manière de penser la vie. Le plaisir intellectuel, le corps, les sensations, la sensualité, la sexualité, les relations, un repas, un vin, une discussion, un silence partagé. Tout cela participe de notre équilibre bien davantage qu’on ne l’admet parfois.
Derrière la persona sociale, pour reprendre le terme de CG Jung, il existe souvent quelqu’un d’autre. Le cadre, l’indépendant, le professionnel solide, le parent responsable ou la personne toujours raisonnable ne racontent jamais toute l’histoire.
Parfois, le travail consiste donc simplement à rencontrer un peu plus celui ou celle qui vit derrière le personnage.
Courir longtemps change aussi la manière de regarder les choses
La course à pied occupe une place importante dans ma vie, et particulièrement l’ultramarathon. J’ai couru plusieurs centaines de kilomètres sur certaines épreuves et traversées, et j’ai beaucoup appris dans ces longues heures où le corps avance pendant que le cerveau commence à négocier sérieusement.
J’ai d’ailleurs écrit un livre intitulé N’oublie pas pourquoi tu cours.
L’ultra m’a appris que notre esprit peut devenir incroyablement convaincant lorsqu’il veut nous faire abandonner. Il sait dramatiser une difficulté, anticiper une douleur qui n’existe pas encore, transformer une mauvaise heure en catastrophe annoncée. Il sait aussi nous faire croire que nous avons atteint une limite alors que nous sommes parfois encore très loin de ce dont nous sommes capables.
Mais la course m’a surtout appris qu’il n’est pas nécessaire de se sentir parfaitement bien pour continuer. Le doute peut être là, la fatigue aussi et… on peut avancer avec.
C’est ce qui nourrit ma pratique de la préparation mentale, notamment auprès des coureurs. Je travaille sur la confiance, la motivation, le stress, la fixation d’objectifs, le dialogue intérieur, la préparation d’une compétition et la manière de traverser les moments difficiles. Je ne cherche pas à rendre les sportifs invulnérables. Je cherche à les aider à mieux composer avec ce qui arrive.
Former, transmettre, faire expérimenter
Je suis également formateur d’adultes. J’interviens notamment auprès de demandeurs d’emploi autour de la communication, des entretiens d’embauche, de la voix, de la communication interpersonnelle et de la posture professionnelle.
J’anime également des ateliers sur la procrastination, l’action, la confiance et le fonctionnement humain. J’aime travailler avec les groupes parce qu’il s’y produit des choses différentes de l’accompagnement individuel. Une question posée par une personne en éclaire parfois dix autres. Une mise en situation révèle souvent davantage qu’un long exposé théorique.
J’aime la théorie lorsqu’elle permet de comprendre. Je la trouve nettement moins séduisante lorsqu’elle sert uniquement à impressionner. Et j’aime rire en formation. Un sujet peut être sérieux sans que l’on soit obligé de faire la tête pendant trois heures.

Travailler avec moi implique de s’engager
Je n’ai pas besoin qu’un client sache exactement où il va. Au contraire, il arrive souvent que ce soit précisément parce qu’il ne sait plus très bien où aller qu’il pousse ma porte. En revanche, l’intention d’avancer n’est pas négociable.
On peut douter, hésiter, avoir peur, se sentir perdu, changer d’avis, se tromper ou revenir en disant qu’un exercice n’a rien donné. Tout cela fait partie du travail. Ce que je ne souhaite pas, en revanche, c’est une présence passive dans les séances. Je veux de l’engagement et pas forcément de la perfection.
Essayer quelque chose et constater que cela n’a pas fonctionné est déjà une information précieuse. Ne rien tenter tout en espérant que la séance suivante produise un miracle m’intéresse beaucoup moins.
Mes tarifs, eux non plus, ne se négocient pas. Le cadre est posé clairement et chacun reste libre d’y entrer ou non.
Mes différentes formules
J’ai aujourd’hui plusieurs façons de travailler, selon les besoins.
La formule Impulsion, à CHF 120.- par semaine, repose sur deux courts échanges quotidiens, le matin et le soir, du lundi au vendredi. Elle s’adresse aux personnes qui savent souvent ce qu’elles doivent faire mais qui ont besoin d’un cadre concret pour passer à l’action et maintenir le mouvement.
La formule VIP, Very Important Procrastination, propose 3 heures de travail en présentiel pour CHF 450.- L’objectif est de sortir du format classique de la séance assise pour travailler avec davantage d’intensité et d’expérimentation : tableau, déplacements, exercices, ancrages, décisions et passage à l’action.
Je propose également des séances de coaching en visioconférence à CHF 50.- pour 30 minutes et CHF 100.- pour 60 mns. Les séances d’hypnose ont lieu en présentiel à Sierre, généralement sur une durée de 60 à 90 minutes, au tarif de CHF 150.-.
J’interviens enfin pour des ateliers, des conférences, des formations et des accompagnements en entreprise, en fonction des besoins des équipes et des organisations.
Et en dehors du travail ?
Je continue à lire, à écrire, à courir, à apprendre, à réfléchir et probablement à boire trop de café. Je peux passer d’une discussion sur Milton Erickson à une conversation sur un vin du Priorat, puis m’interrompre parce qu’un chien vient de passer à proximité.
J’aime les discussions profondes, mais je n’ai pas besoin qu’elles soient graves. J’aime l’intelligence lorsqu’elle reste vivante. J’aime l’humour lorsqu’il ne sert pas à éviter ce qui compte. J’aime les gens qui osent encore être touchés, surpris, émus.
Et j’aime cette idée qu’une personne puisse venir avec une histoire très installée sur elle-même et repartir en se disant : « Peut-être que ce n’est pas toute l’histoire. » C’est probablement cela qui me plaît le plus dans mon métier. Pas le fait d’avoir raison, ni celui de montrer que je sais. Mais ce moment très particulier où quelque chose s’ouvre suffisamment pour que la personne entrevoie une autre manière d’avancer.
Parfois, cela ressemble à un sourire, à quelques secondes de silence et des fois à des larmes de joie qui arrivent sans avoir été invitées. Lorsque cela se produit, je sais généralement que nous avons travaillé au bon endroit.
Alors, si vous sentez qu’une situation doit bouger, que vous tournez depuis longtemps autour d’une décision, que vous avez besoin de retrouver de la confiance, de travailler sur un comportement, une peur, un objectif ou simplement de voir les choses autrement, nous pouvons commencer là.
Vous n’avez pas besoin, bien sûr, d’arriver avec une réponse. Mais venez avec la fermer intention d’avancer car c’est déjà le plus beau cadeau que vous pourrez vous offrir.





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