Vous imaginez bien que je ne suis pas devenu accompagnant par hasard. Je le suis devenu à travers ce que j’ai vécu, traversé, créé, perdu et reconstruit. Depuis 1998, mes formations m’ont donné des repères. La vie, elle, m’a appris à regarder l’être humain.
Je ne suis pas devenu accompagnant par hasard
Aux alentours de mes trente ans, j’ai traversé un moment douloureux qui a changé la direction de ma vie. Je n’entrerai pas ici dans les détails, car tout ne doit pas nécessairement devenir public pour être vrai. Ce qui compte, c’est ce que cette période a provoqué.
J’ai entrepris un travail thérapeutique. Un vrai travail, pas quelques lectures destinées à confirmer ce que je savais déjà, ni une recherche rapide de soulagement. J’ai dû regarder certaines parts de moi, comprendre mes réactions, reconnaître mes fragilités et remettre en question l’image que j’avais construite.
Cette démarche m’a permis de découvrir ce que peut produire une relation d’accompagnement lorsqu’elle ne cherche ni à juger, ni à rassurer trop vite. Quelqu’un vous aide alors à regarder ce que vous évitiez, tout en vous laissant la responsabilité de votre propre chemin.
Je n’ai pas immédiatement décidé d’en faire mon métier. Une transformation profonde ne ressemble pas toujours à une révélation spectaculaire. Elle commence souvent par déplacer notre manière de voir, puis elle s’installe silencieusement dans nos décisions.
Quelques années plus tard, le PDG d’une radio m’a demandé de concevoir une formation pour des animateurs et d’en prendre la responsabilité. Cette confiance a renforcé quelque chose qui cherchait déjà sa place en moi : je pouvais transmettre.
Je pouvais observer une personne, repérer ce qui entravait son expression, l’aider à trouver sa voix et lui permettre de mieux habiter sa présence. Je ne possédais pas encore toutes les méthodes que j’utilise aujourd’hui. Pourtant, le mouvement était lancé.
Depuis, j’ai continué à me former au coaching, à l’hypnose, à la préparation mentale, à la communication interpersonnelle et à la pédagogie. Toutefois, je n’ai jamais considéré que l’accumulation des outils suffisait à faire un accompagnant.
On peut connaître de nombreux modèles psychologiques et rester incapable de rencontrer véritablement quelqu’un.
Ce que la proximité de la mort a changé en moi
Je suis passé plusieurs fois à côté de la mort. Cette phrase pourrait être utilisée pour dramatiser mon parcours ou fabriquer une légende personnelle. Ce n’est pas mon intention. Je sais simplement que ces expériences ont modifié mon rapport au temps, aux choix et à ce que nous repoussons en croyant pouvoir nous en occuper plus tard.
Lorsqu’on approche la possibilité de ne plus être là, certaines préoccupations perdent brutalement leur importance. D’autres prennent une densité nouvelle.
Vous comprenez que votre existence ne pourra pas être vécue uniquement en fonction des attentes, de la prudence ou de l’image que vous souhaitez préserver. Vous mesurez également le coût des décisions sans cesse repoussées, des paroles retenues et des désirs que vous avez appris à traiter comme des caprices.
La proximité de la mort ne rend pas nécessairement plus sage. Elle peut aussi rendre impatient, excessif ou avide de sensations. Elle oblige toutefois à reconsidérer ce que signifie être vivant. De mon côté, elle a renforcé une conviction : la vie est courte, mais elle est large.
Sa durée nous échappe en grande partie. Sa largeur dépend davantage de notre manière de l’habiter. Elle se trouve dans l’intensité d’une rencontre, dans la création, dans l’effort physique, dans l’amour, dans le plaisir, dans le silence, dans la montagne, dans les discussions qui se prolongent tard le soir, ainsi que dans les moments où nous cessons enfin de jouer un rôle.
Cette conscience influence forcément ma manière de vous accompagner. Lorsque vous me parlez d’un projet que vous repoussez depuis des années, d’une relation dans laquelle vous vous éteignez ou d’un choix que vous n’osez pas faire, je n’entends pas seulement un problème d’organisation ou de motivation. J’entends surtout du temps de vie.
Je ne cherche pas pour autant à vous pousser vers des décisions irréfléchies. Je vous aide plutôt à distinguer ce qui relève de la prudence, de la peur, de la loyauté, de l’habitude ou d’une histoire que vous continuez à raconter sur vous-même.

L’estime de soi comme fondation
J’ai beaucoup travaillé sur ma propre estime de moi. Ce travail m’a permis de mieux comprendre mes réactions, ma sensibilité au regard des autres, mes besoins de reconnaissance et les stratégies que j’avais développées pour être accepté, apprécié ou aimé.
L’estime de soi influence une grande partie de notre existence. Elle agit dans la manière dont vous entrez dans une pièce, recevez une critique, choisissez une relation, négociez un contrat ou défendez une limite. Elle intervient également lorsque vous vous excusez d’exister, minimisez vos qualités ou attendez une autorisation qui ne viendra jamais.
Une personne peut sembler sûre d’elle tout en dépendant profondément de l’approbation extérieure. Une autre peut connaître ses qualités, mais s’effondrer dès qu’elle échoue. Une troisième peut se montrer brillante dans son métier et complètement désorientée dès qu’elle doit parler d’elle, demander de l’aide ou exprimer un désir.
L’estime de soi ne consiste pas à se répéter que l’on est formidable. Elle ne se construit pas davantage en niant ses failles ou en transformant chaque difficulté en discours positif. Elle demande une relation plus honnête avec soi-même.
Cela implique de reconnaître vos forces sans les minimiser, mais également de voir vos contradictions sans vous condamner. Vous pouvez être courageux dans un domaine et terriblement craintif dans un autre. Vous pouvez aimer profondément quelqu’un tout en lui en voulant. Vous pouvez avoir envie de changer et résister au changement avec une étonnante efficacité.
Mon propre parcours m’a appris à ne pas exiger cette cohérence parfaite de mes clients. Je cherche plutôt la justesse.
- Que ressentez-vous vraiment ?
- Que désirez-vous ?
- Que tentez-vous de protéger ?
- Quelle partie de vous veut avancer, tandis qu’une autre freine avec autant d’énergie ?
Qui êtes-vous lorsque vous cessez de vous présenter ?
Quand une personne s’assoit face à moi, je cherche à savoir qui elle est vraiment. Je ne m’arrête pas au métier, au statut, au vocabulaire maîtrisé ou à la version officielle de son histoire. Ces éléments comptent, mais ils peuvent aussi devenir des protections très sophistiquées.
Certains clients savent parfaitement expliquer leur problème. Ils ont lu des livres, écouté des podcasts, suivi des formations et parfois déjà consulté plusieurs professionnels. Leur analyse est brillante. Pourtant, quelque chose reste immobile. Ils parlent de leur fonctionnement comme s’ils commentaient le comportement d’une personne étrangère.
Mon travail consiste alors à réduire progressivement la distance entre ce qu’ils savent et ce qu’ils vivent. Une explication intellectuelle peut éclairer mais elle ne transforme pas toujours. Je vous invite donc à parler franchement.
Cela concerne vos peurs, vos pensées, vos fantasmes, vos réactions, vos colères, vos décisions et même ce qui vous semble peu glorieux. Vous n’avez pas besoin d’embellir ce qui se passe en vous pour mériter d’être écouté.
J’ai entendu des personnes évoquer des désirs qu’elles n’avaient jamais osé formuler, des jalousies qu’elles jugeaient honteuses, des envies de partir, des rêves de réussite, des pensées agressives ou des décisions qu’elles regrettaient. Souvent, leur souffrance ne venait pas seulement de ce qu’elles ressentaient. Elle venait du jugement qu’elles portaient sur elles-mêmes parce qu’elles le ressentaient.
Rien de ce qui appartient à l’expérience humaine ne gagne à être maquillé avant d’entrer en séance.
Cela ne signifie pas que tout doit être approuvé. Une parole franche permet justement de travailler la responsabilité, les conséquences et les choix. Cependant, pour modifier quelque chose, encore faut-il pouvoir le regarder sans détour.
Ma manière singulière d’accompagner
Je pourrais présenter mon approche avec des termes techniques. Je pourrais parler de coaching, d’hypnose ericksonienne, de préparation mentale, de communication, d’écoute active ou de psychologie de la motivation.
Tous ces éléments font partie de mon travail. Pourtant, ils ne suffisent pas à décrire ce qui se passe réellement dans une séance.
Ma première force réside dans ma capacité à entrer en harmonie avec la personne que j’accompagne.
Je suis attentif aux mots, mais également à la voix, aux hésitations, au rythme, aux changements de posture, aux sourires qui arrivent au mauvais moment et aux phrases prononcées comme si elles ne comptaient pas. Je remarque souvent le détail qui détonne dans un récit parfaitement construit. Enfin, mon intuition ne remplace pas l’écoute. Elle l’élargit.
Je peux soutenir, recadrer, questionner, confronter ou laisser un silence s’installer. Je peux aussi parler cru lorsqu’un langage trop propre empêche la personne de toucher ce qu’elle ressent réellement. L’humour occupe une place importante, car il permet parfois d’approcher une vérité sans écraser celui qui la découvre.
Je peux également être bizarre et j’assume ce mot. La bizarrerie, lorsqu’elle reste respectueuse et ajustée, ouvre des passages que les raisonnements habituels maintiennent fermés. Une question inattendue, une métaphore, un changement de rythme, une tâche étrange ou une manière différente d’aborder un souvenir peuvent interrompre les automatismes.
Vous arrivez avec votre logique, vos explications et vos impasses. Il serait curieux que je vous propose uniquement davantage de la même logique.
Mon influence ericksonienne apparaît ici. Milton Erickson savait utiliser le langage, les détours, les paradoxes et ce que la personne apportait spontanément. Il ne cherchait pas à faire entrer tous ses patients dans un protocole identique.
Cette souplesse correspond à ma nature. Je travaille avec une structure, mais je ne vous transforme pas en procédure. Je peux préparer une séance, puis abandonner mon plan lorsqu’une phrase, une émotion ou un silence indique qu’un autre chemin mérite d’être suivi.
La radio m’a rapproché de l’artiste
J’ai travaillé 24 ans dans la radio (en France et surtout en Suisse). Cette expérience m’a rendu attentif aux voix, à leurs couleurs, à leur respiration et à ce qu’elles révèlent malgré les mots. Une personne peut dire qu’elle va bien tandis que sa voix raconte une histoire différente. Elle peut affirmer qu’une décision ne lui fait rien, puis ralentir imperceptiblement au moment de la nommer.
La radio m’a surtout rapproché de l’artiste qui sommeille en nous. L’artiste n’est pas uniquement celui qui peint, écrit, chante ou monte sur une scène. C’est aussi cette part de vous qui cherche à donner une forme sensible à ce que vous vivez.
Elle veut inventer, jouer, transformer, émouvoir et transmettre. Elle se manifeste dans votre manière de cuisiner, de parler, de diriger une équipe, d’aménager un lieu, de raconter une histoire ou d’imaginer un projet.
Beaucoup d’adultes ont éloigné cette part d’eux-mêmes. Ils l’ont sacrifiée au sérieux, à la sécurité ou à la conformité. Ils ont appris à produire, répondre, gérer et prévoir. Pourtant, quelque chose se dessèche lorsqu’une personne ne crée plus rien qui lui ressemble.
Mon passé dans les médias m’a appris qu’une voix devient intéressante lorsqu’elle cesse d’imiter. Cela vaut aussi pour une existence. Vous pouvez réussir socialement en parlant avec une voix qui n’est pas la vôtre. Vous pouvez obtenir de la reconnaissance, construire une carrière et rester intérieurement absent de ce que vous accomplissez. Accompagner consiste parfois à vous aider à retrouver votre timbre.

L’ultramarathon ne permet pas de tricher longtemps
L’ultramarathon m’a appris ce que les livres ne pouvaient pas m’enseigner de la même manière.
J’y ai découvert la patience, la persévérance et une solidité qui ne se révèle pas dans les périodes faciles. J’ai compris que nous pouvions être des rocs, même lorsque nous nous pensions fragiles.
Un roc n’est pourtant pas insensible. Il subit le froid, l’érosion et les chocs. Sa solidité ne vient pas d’une absence de vulnérabilité, mais de sa capacité à rester présent.
Sur les longues distances, les masques tiennent rarement jusqu’au bout. La fatigue enlève progressivement les protections sociales. Elle révèle la peur, la colère, l’orgueil, la douleur, l’envie d’abandonner, mais également une puissance plus animale et plus vraie.
Au fond l’ultra nous dévoile ! Il m’est arrivé de courir avec les yeux remplis de larmes, de douter, de me sentir minuscule, puis de retrouver une force que je ne pensais plus posséder. Dans ces moments, le corps, le mental, les émotions et une forme de spiritualité cessent d’être séparés. Ainsi, tout avance ensemble.
Cette expérience nourrit mon accompagnement, sans que je transforme chaque client en ultramarathonien. Je sais que la progression humaine ne ressemble pas toujours à une ligne droite. Je connais les moments où l’on ne dispose plus de certitudes, mais seulement de la prochaine action possible.
J’ai aussi appris à respecter la lenteur. Une transformation profonde ne se mesure pas uniquement à l’intensité d’une prise de conscience. Elle se vérifie dans ce que vous faites le lendemain, la semaine suivante et lorsque les anciens automatismes reviennent.
Je ne crois pas à l’être humain découpé en spécialités
Je pratique le coaching, l’hypnose, la préparation mentale et la formation parce que je suis curieux, mais surtout parce que l’être humain ne se présente jamais en morceaux bien rangés.
Une procrastination peut cacher une peur du jugement. Une difficulté professionnelle peut réveiller une blessure liée à l’estime de soi. Une perte de motivation peut signaler que la personne poursuit un objectif qui ne lui appartient plus. Une tension corporelle peut apparaître dès qu’un sujet précis est abordé.
Je ne cherche donc pas à imposer une lecture unique. Les méthodes sont des portes. Selon votre situation, certaines s’ouvrent plus facilement que d’autres.
- Le coaching permet de clarifier, décider et agir.
- L’hypnose travaille davantage avec l’expérience intérieure, l’imaginaire, les sensations et les automatismes.
- La préparation mentale aide à traverser l’effort, la pression et l’incertitude.
- La communication rend visibles les malentendus, les ajustements permanents et les rapports de pouvoir.
Ma propre idiosyncrasie professionnelle se trouve probablement dans cette manière de relier. Je relie la parole et le corps, l’analyse et l’intuition, le sérieux et l’humour, la méthode et l’étrangeté, la douceur et la confrontation. Je ne vous demande pas de choisir quelle partie de vous a le droit d’entrer dans la pièce.
La douceur ne signifie pas l’évitement
Je peux mettre une personne à l’aise, créer une relation chaleureuse et respecter son rythme. Cela ne m’empêche pas de poser une question directe lorsqu’elle devient nécessaire.
Lorsque je dis que je suis prêt à tout, je parle évidemment de tout ce qui demeure éthique, juste et utile. Je suis prêt à utiliser l’humour, le silence, une confrontation, une image déroutante ou une proposition inattendue si cela permet de sortir d’un scénario répétitif.
Je ne cherche surtout pas à être brutal. La brutalité peut satisfaire celui qui confronte, tout en laissant la personne seule avec ce qu’il vient de casser. Une confrontation juste demande davantage de précision. Elle tient compte du moment, de la relation et de ce que la personne peut réellement entendre.
Certaines vérités doivent être dites clairement. Vous ne pouvez pas demander du changement tout en protégeant chacune de vos habitudes. Vous ne pouvez pas réclamer davantage de liberté sans accepter les responsabilités qui l’accompagnent. Vous ne pouvez pas toujours attendre que la peur disparaisse avant d’agir.
Toutefois, mon rôle n’est pas de décider à votre place. Je peux vous aider à voir, à ressentir, à comprendre et à expérimenter autrement. La décision finale reste la vôtre.
Les personnes que j’aime accompagner
Je me sens particulièrement touché par les personnes qui paraissent fragiles, mais dont quelque chose cherche à vivre avec force. Elles sont sensibles, motivées et souvent belles intérieurement. Elles n’osent pas encore, alors que tout leur être les pousse vers un mouvement, une création, une parole ou une décision.
Cette contradiction m’intéresse. Je vois leur retenue, mais également ce qui vibre derrière elle. Je perçois l’énergie dépensée pour ne pas bouger, ne pas déranger, ne pas décevoir ou ne pas prendre trop de place.
Ces personnes n’ont pas toujours besoin qu’on les pousse. Elles ont parfois besoin d’un espace où elles peuvent cesser de se protéger contre leur propre élan.
En revanche, je travaille difficilement avec ceux qui attendent tout de la séance. Les réponses constamment réduites à « oui », « non », « peut-être » ou « je ne sais pas » finissent par fermer la relation lorsqu’elles servent à éviter tout engagement. Je peux accueillir l’hésitation mais je ne peux pas vouloir à votre place.
Le travail entre les séances est fondamental. Une prise de conscience, en séance, qui ne modifie aucune action risque de devenir une nouvelle manière élégante de remettre sa vie à plus tard. Je ne demande pas la perfection, en revanche j’attends une implication sincère.
Cette exigence explique également pourquoi je ne négocie pas mes tarifs. Vous ne négociez généralement pas chez le coiffeur ou chez le médecin. Mon travail demande du temps, de la présence, de l’expérience, de la formation et une responsabilité réelle. Le respect de la relation commence aussi par là.
Ce en quoi je crois
Je crois que nous pouvons changer, bouger et évoluer. Je ne crois pas que tout soit possible à n’importe quel prix, ni que la volonté suffise à résoudre chaque difficulté. Certaines réalités imposent des limites. Certains événements laissent des traces durables.
Pourtant, nous conservons souvent davantage de latitude que nous ne l’imaginons. Cette latitude peut se trouver dans une décision, une nouvelle manière de répondre, un geste répété, une parole enfin prononcée ou une relation que nous cessons d’entretenir de la même façon.
Je crois aussi que l’être humain a besoin d’être regardé au-delà de ses résultats. Nous voulons exister dans les yeux de quelqu’un, toucher, créer, aimer, être aimés, partager et offrir du plaisir.
Je pourrais formuler une réponse plus noble sur les raisons qui m’ont conduit vers ce métier. Elle serait incomplète.
J’accompagne parce que j’aime comprendre les êtres humains. J’accompagne parce que les moments de vérité me touchent. J’accompagne aussi parce que j’ai besoin d’exister, de créer, de transmettre et de sentir que quelque chose circule entre les personnes. Cette dimension relationnelle ne diminue pas la valeur de mon travail. Elle le rend, à mon goût, plus honnête.
Une séance n’est pas une rencontre entre un expert parfaitement achevé et une personne “défaillante”. C’est la rencontre entre deux êtres humains qui n’occupent pas la même place, mais qui participent tous les deux à ce qui se construit.
Avant de travailler ensemble
Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une demande parfaitement formulée. Vous pouvez hésiter, chercher vos mots ou ne pas comprendre encore ce qui bloque.
En revanche, quelques questions peuvent vous aider à savoir si ma manière d’accompagner vous correspond.
- Êtes-vous prêt à parler avec davantage de franchise que dans vos conversations habituelles ?
- Acceptez-vous que je questionne parfois votre manière de raconter la situation ?
- Pouvez-vous envisager de travailler entre les séances, même avec des actions très simples ?
- Cherchez-vous seulement à être rassuré, ou souhaitez-vous réellement comprendre ce qui se joue ?
- Êtes-vous prêt à rencontrer certaines parts de vous sans les embellir, mais sans les condamner non plus ?
Une réponse hésitante ne ferme pas la porte. L’essentiel réside dans votre disposition à entrer dans le travail.
En une phrase
J’accompagne les personnes qui sentent qu’elles ne peuvent plus continuer comme avant et qui veulent retrouver une manière plus vraie, plus libre et plus vivante d’habiter leur existence.
La vie est courte, mais large
Quand je regarde mon parcours, je vois la radio, l’accompagnement, les formations, l’hypnose, l’écriture et l’ultramarathon. Ces mondes pourraient sembler dispersés, mais non, pour moi, ils racontent la même histoire.
Ils parlent de la voix, de la présence, de la création, du corps, de la relation, de la vérité et de ce qui nous pousse à dépasser la version trop étroite de nous-mêmes. J’ai longtemps cherché à comprendre comment exister. Aujourd’hui, j’aide d’autres personnes à se poser cette question sans se contenter d’une réponse toute faite.
Exister ne signifie pas occuper davantage d’espace ou attirer tous les regards. Cela peut vouloir dire sentir que votre vie vous appartient, que vos choix vous ressemblent et que vous n’avez plus besoin de vous abandonner pour rester acceptable. Je ne peux pas vous promettre une existence sans peur, sans contradictions ni moments de doute. Je peux en revanche vous proposer une rencontre dans laquelle vous n’aurez pas besoin de jouer au client parfait, au cadre solide, à l’indépendant qui maîtrise tout, à l’artiste sûr de son talent ou au sportif que rien ne touche.
Vous pourrez arriver avec ce qui est là. Ensuite, nous regarderons ensemble ce qui demande à être relié, déplacé, exprimé ou mis en action.
Parce que la vie est courte mais qu’elle reste extraordinairement large lorsque vous commencez enfin à l’habiter.





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