Je me retire des réseaux sociaux

Pendant longtemps, les réseaux sociaux ont occupé une place importante dans la communication des indépendants, des coachs et des praticiens. Ils ont été présentés comme incontournables, presque obligatoires, pour exister professionnellement et rester visible dans un environnement concurrentiel.

Comme beaucoup, j’y ai consacré du temps, de l’énergie et une attention régulière, avec l’idée que cette présence soutiendrait naturellement mon activité. Avec le recul, l’expérience m’a conduit à une réflexion plus profonde sur la nature réelle de mon travail et sur la manière la plus juste de l’exercer.

Aujourd’hui, je fais le choix assumé de me retirer progressivement des réseaux sociaux, tout en conservant mes comptes et mes espaces existants. Ce choix n’est ni impulsif, ni radical, mais le fruit d’un constat lucide et d’un alignement professionnel devenu nécessaire.



Un rapport au temps qui mérite d’être questionné

Le temps est une ressource précieuse, surtout lorsqu’on exerce un métier d’accompagnement centré sur la relation humaine. Publier régulièrement, interagir, commenter, observer les réactions et suivre les évolutions des plateformes demande une attention constante.

Progressivement, une question s’est imposée à moi : ce temps est-il investi là où il a le plus de valeur pour mes clients ? La réponse, honnête et sans jugement, a été claire : non, pas suffisamment.

Les réseaux sociaux favorisent une présence fragmentée, discontinue et souvent tournée vers l’extérieur, alors que mon travail demande l’inverse. Il nécessite de la disponibilité mentale, de la concentration et une capacité à rester pleinement engagé dans chaque accompagnement.

Des métiers qui reposent sur la présence réelle

Le coaching, l’hypnose thérapeutique et la préparation mentale ont un socle commun souvent sous-estimé : la qualité de présence. Il ne s’agit pas seulement de méthodes ou d’outils, mais d’une posture, d’un cadre et d’un engagement humain constant.

Un accompagnement sérieux ne se construit pas dans la précipitation ni dans la recherche de validation extérieure. Il s’inscrit dans la durée, dans une relation de confiance et dans un espace où la parole peut se déposer sans urgence. Avec le temps, j’ai ressenti un décalage croissant entre cette réalité et le fonctionnement des réseaux sociaux. Ce décalage ne relevait pas d’un rejet, mais d’une incompatibilité progressive avec ma manière de travailler.

Accompagnement

Réduire la visibilité pour renforcer la qualité

Se retirer partiellement des réseaux sociaux n’est pas une disparition, mais une redistribution consciente de l’énergie disponible. Le temps dégagé permet de préparer les séances avec encore plus de finesse et d’attention aux situations singulières des personnes accompagnées.

Il permet également de réfléchir davantage aux processus, d’affiner les accompagnements et de respecter le rythme nécessaire à chaque parcours. Ce choix favorise une pratique encore plus ancrée, plus cohérente et plus respectueuse du travail engagé par mes clients. Moins de publications signifie aussi moins de dispersion mentale, et donc une présence plus stable et plus ajustée en séance. C’est un choix discret, mais profondément structurant pour la qualité du travail proposé.

Revenir à des espaces plus posés

Les sites internet offrent un cadre très différent des réseaux sociaux, à la fois plus stable et plus lisible dans le temps.
Ils permettent d’expliquer une démarche, un cadre d’accompagnement et une vision, sans dépendre de l’instantanéité. Écrire un article de fond demande plus de temps, mais offre également plus de clarté et de profondeur à celles et ceux qui lisent. Ce sont des espaces où la réflexion peut se déployer, sans contrainte de format ni pression de réaction immédiate.

C’est dans ces lieux que je choisis désormais de concentrer l’essentiel de mes prises de parole professionnelles. Non pour convaincre rapidement, mais pour permettre une rencontre plus juste avec des personnes réellement concernées.

Témoignage Salma Slima

Une posture assumée et apaisée

Ce choix n’est ni une critique des réseaux sociaux ni une opposition à celles et ceux qui y trouvent leur équilibre professionnel. Il s’agit d’une décision personnelle, cohérente avec mon parcours et avec l’évolution de ma pratique.

Je préfère aujourd’hui consacrer mon énergie à accompagner, plutôt qu’à maintenir une présence permanente en ligne. Ce positionnement clarifie également la relation, en invitant à des échanges plus directs et plus engagés. Il ne s’agit pas de faire moins, mais de faire autrement, avec plus de cohérence entre le fond et la forme. Ce choix reflète une manière plus mature et plus alignée d’exercer mon métier.

À qui s’adresse cette démarche

Cette posture s’adresse à des personnes qui recherchent un accompagnement sérieux et structuré, inscrit dans une vraie relation. Des personnes prêtes à s’engager dans un travail de fond, sans attendre de solutions immédiates ou superficielles.

Elle s’adresse également à celles et ceux qui privilégient la qualité du lien, la clarté du cadre et la continuité du travail. Ces personnes prennent le temps de lire, de réfléchir et de choisir leur accompagnant en conscience.

C’est avec elles que je souhaite poursuivre mon travail, dans un cadre plus simple et plus respectueux du rythme de chacun.

L'action imparfaite

Comment me joindre aujourd’hui

Mes profils sur les réseaux sociaux restent accessibles, mais ils ne constituent plus le point d’entrée principal. Les échanges passent désormais prioritairement par mes sites et par des contacts directs.

Cette organisation permet des échanges plus clairs, plus fluides et plus adaptés à une démarche d’accompagnement.
Elle offre également un cadre plus sécurisant pour celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un travail personnel.

Un choix de cohérence et de profondeur

Prendre du recul avec les réseaux sociaux n’est pas un renoncement, mais un repositionnement. C’est faire le choix de la profondeur plutôt que de la dispersion, et de la relation plutôt que de la visibilité.

Je continue d’accompagner, d’écrire et de réfléchir, mais dans des espaces plus alignés avec ma pratique. Ce choix soutient la qualité du travail proposé et respecte le sens même de l’accompagnement.

Moins d’agitation, plus de présence, et une exigence intacte dans chaque rencontre.


0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *